Avec ses frères et ses soeurs,
l’enfant se comporte différemment selon qu’il est l’aîné, le cadet
ou le benjamin de la famille. Dans tous les cas cependant, la
jalousie est inévitable, même si elle s’exprime de façons diverses
selon les enfants. En avoir bien conscience ne peut qu’aider à
dédramatiser les scènes parfois pénibles qui émailleront leurs
relations. N’hésitez pas à leur expliquer que vous comprenez ce
qu’ils ressentent, tout en cherchant à préserver la place de chacun.
L’ainé (le plus vieux, le premier-né)
L’ainé
à souvent, pendant quelque temps, le privilège de capter sans partage l’amour et
l’intérêt de ses parents. Lorsqu’il perd ce privilège, du fait de l’arrivée d’un
petit frère ou une petite soeur, il devient inévitablement jaloux. Une jalousie
qui se manifeste parfois dès la grossesse, par une “régression” vers des
attitudes plus enfantines ou par un comportement empreint tantôt de tristesse,
tantôt d’aggressivité.
Il est courant que l’aîné exige de bénéficier des même avantages que
le nouveau-né : il veut reprendre des biberons, il demande plus de câlins, il se
remet à parler comme un bébé, à marcher à quatre pattes. Mais l’aîné n’éprouve
pas uniquement des sentiments hostiles à l’égard de son cadet. Il s’intéresse à
lui donner le biberon, le changer. C’est parfois un geste un peu maladroit ou
une parole peu aimable du genre “il faut le vendre!” ou bien “il faut le jeter!”
Il ne faut pas pour autant s’en faire. C’est tout à fait normal. Il se montre
généralement déçu que le bébé ne puisse, aussitôt né, jouer avec lui et
s’irritera fréquemment, plus tard, de voir son cadet gagner de l’autonomie et
venir empiéter sur “son” territoire. Pour l’aîné, la naissance d’un troisième
enfant est souvent mieux acceptée.
Sans accepter les manifestations parfois violentes de jalousie, vous
devrez tolérer les comportements régressifs de votre aîné. Essayez
de l’associer à l’accueil du nourrisson et de le responsabiliser à son
égard. En le valorisant dans son rôle de “grand”, vous lui permettrez de
mieux faire connaissance avec son frère ou sa soeur.
À l'école, les premiers-nés ont tendance à travailler plus fort pour de
bons résultats scolaires que les autres. Ils grandissent en étant
compétitifs et en ayant généralement de grandes aspirations.
Caractéristiques du premier-né:
-déterminé
-perfectionniste
-responsable
-indépendant
-organisé
-travaillant
Le cadet
(celui qui suit la naissance de l’aîné ou celui du milieu)
En réalité, la
position la plus délicate à l’intérieur de la fratrie est celle de
l’enfant qui n’est ni l’aîné, ni le benjamin car sa place ne lui permet
d’espérer aucun avantage particulier (être le premier, le dernier)
tandis qu’elle ne lui épargne aucun conflit. Un cadet pourra être
profondément attristé par l’arrivée d’un nouveau-né, tout en se montrant
très gentil, presque trop, à son égard. Il essaiera de se démarquer du
nourrisson en s’identifiant à son aîné, mais se découragera parfois de
ne pas y réussir. S’il a finalement l’impression d’être le mal-aimé de
la famille, il mettra tout en oeuvre pour capter votre intérêt : il fera
par exemple beaucoup de bêtises pour vous pousser à réagir, quitte à se
faire punir...
Pour le cadet, la naissance d’un troisième enfant est plus difficile à
accepter, du fait que l’aîné offre au bébé sa protection, ses soins et
le cadet peut sentir un genre de coallition entre le plus vieux et le
plus jeune et ainsi, se sentir exclus.
Il ne vous sera pas
toujours facile de prêter à chacun de vos enfants l’attention
bienveillante à laquelle il s’attendent. Veillez cependant à ne pas
négliger celui qui se trouve “au milieu” et évitez au moins que les
rares moments que vous passez en tête à tête avec tel ou tel de vos
enfants, quel que soit son âge et quelle que soit sa place dans l’ordre
des naissance, soient systématiquement liés à des conflits.
L'enfant du milieu est un bon médiateur et il est coopérateur. Vu qu'ils
n'ont pas toute l'attention des parents et ne font pas ce qu'ils
veulent, ils apprennent à négocier et faire des compromis très tôt.
Caractéristiques du second né (l'enfant du milieu):
-flexible
-diplomatique
-généreux
-social
-compétitif
-négociateur
Le benjamin
(le plus jeune, le bébé)
Le benjamin, le bébé
de la famille, lui, ne se pose pas de question du partage de la même
manière. Il apprécie généralement la compagnie de l’aîné et tolère ses
manifestations de jalousie parce qu’il l’admire. Cependant, il peut
lui-même se montrer envieux : envieux de tout ce que l’aîné a le droit
de faire et qui lui est encore interdit, refusé. S’il interprète cette
“inégalité de droits” comme un signe de favoritisme de votre part, il
risque alors de chercher à rivaliser avec l’aîné (pour avoir les même
droits que lui) ou bien d’essayer de le dévaloriser à vos yeux en vous
poussant à le punir. Parfois, il est également tenté de gagner
votre préférence en faisant le bébé, de façon à rester le petit dernier
que l’on cajole. Il est ainsi partagé entre le désir de grandir et celui
de rester dépendant de vous.
Pour s’épanouir aux côtés de l’aîné, le benjamin a donc besoin de savoir
que vous êtes fiers de le voir évoluer et pregresser. Dites-le-lui : il
doit être convaincu que votre amour pour lui ne diminue pas à mesure
qu’il grandit.
Le plus jeune de la famille est généralement très social et il aime
motiver les autres. Les plus jeunes sont souvent plus affectueux et
simples.
Caractéristiques du dernier-né:
-fonceur
-social
-créatif
-bon sens de l’humour
-n'aime pas l'authorité
Frères et soeurs aident à faire
l’apprentissage de l’amitié
Les frères et soeurs vivent ensemble des contacts qui présentent tous les
aspects d’une amitié intense. Généralement, les adultes sont
inconscients de la richesse de ces contacts. Ils ne tienne pas compte
que les jeunes enfants ont la capacité de se lier d’amitié.
l’offre ou l’acceptation d’un jouet ou d’un objet, la coopération autour
d’un jeu ou d’une tâche, les gestes d’affection ou de consolation; même
les actions agressives ont un contenu très affectif et sont les
ingrédients qui, au jour le jou, façonnent cette amitié fraternelle.
Cette relation d’amitié contrivuera à l’apprentissage des habiletés et
de la compétence sociale.